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Les Colonies du Malheur .
Nous connaissons tous l'excuse : "Nous ne savions
pas !" .
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Colonies - Jérusalem .
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Les sociologues israéliens font souvent une distinction entre :
Pendant des siècles, la notion de Juifs
orthodoxes nexistait pas, puisquils étaient « tous » orthodoxes
.
Au XIXe siècle, la modernité occidentale a entraîné des évolutions fortes dans le
judaïsme, dabord en Allemagne, puis dans toute lEurope. On a vu en
particulier apparaître dans la première moitié du XIXe siècle en Allemagne un
«judaïsme réformé».
Le « judaïsme orthodoxe » cest donc défini comme le « gardien de la
tradition religieuse ».
Mais la question de la « modernisation »
de la religion juive na pas été la seule,il y a eu aussi la question de la place
des juifs dans la société et la diaspora .
La grosse question étant : « assimilation » ou « pas » .
Les orthodoxes sont davis que :
Les haredim ne se définissent pas
eux-mêmes comme des ultra-orthodoxes, mais comme des juifs orthodoxes "tout
simple" : les haredims (« les trembleurs », au sens de « ceux qui tremblent
devant Dieu »).
Le haredi est celui qui est « terrifié » à lidée de violer une des 613 mitzvot
.
Les orthodoxes « modernes » et les haredim ne diffèrent pas dun point de vue théologique, mais dans leur mode de vie et leurs orientations politiques.
Il y a un certain rejet indéniable des juifs orthodoxes par les juifs israéliens,et ce pour plusieurs raisons :
Par ailleurs il y a "à côté" de ce rejet,une tendance à l'attrait ;ils repésentent en quelque sorte l'image angélique du "retour à la terre" façon bobo post soixantehuitard ,ce qui leurs vaut quelques entrées en provenance du monde "extérieur" ...
Deux principes fondamentaux sont appliqués dans le monde haredi :
Pour les Haredi, toute pensée, toute action est gouvernée par les textes sacrés.
La Loi religieuse nest pas censée régir un domaine spécifique de la vie, mais la
vie dans son intégralité ».
Ces principes absolus ont plusieurs conséquences :
La politique ce n'est pas le fort des "vrais
ultraorthodoxes",mais il fau bien manger ...
Et comme ils sont très nombreux et très soudés ,ils savent décider des résultats
d'une élection .
Bref,ils font contre mauvaise fortune,bon coeur,et ils vont voter ...
En retour les avantages pleuvent :
En règle générale :
Agoudat et Degel qui représentent chacun une partie des ashkénazes sont en
général regroupés au sein dun cartel électoral très souple le « Judaïsme
unifié de la Torah ».
Aux élections parlementaires israéliennes de 2006,sur 120 sièges à la Knesset
,les ultraorthodoxes ont rafflé 18 sièges !!!
Chaque Juif pieux doit se donner un
rabbin, qui guidera sa vie, dans les moindres détails.
Tout rabbin réfère lui-même à son propre rabbin.
Tout en haut de la pyramide, on trouve les sommités, communément dénommées les «
sages », ou « grands de la Torah .
Ils se distinguent par leur extrême érudition, ou bien par leur extrême piété, leur
valant le titre de Tsadik
Ils sont souvent lobjet de ce qui ressemble à un culte de la personnalité .
Les « sages » ne sortent
quasiment jamais de chez eux, et encore moins des quartiers réservés où ils vivent.
Leurs informations sur le monde extérieur passent souvent à travers le filtre dun
entourage réduit, qui acquiert ainsi pouvoir et influence.
Comme ils ne sortent pour ainsi dire pas
de chez eux,les affiches murales sont une voie traditionnelle de communication des
positions de Rabbins dans les quartiers ultra-orthodoxes.
Les plus grands « sages » vivent en Israël et aux États-Unis.
Compte tenu de leur influence sur les partis religieux israéliens (bon nombre de haredim
israéliens dépendent dun « sage » américain, ou linverse), ils sont
évidemment courtisés par les politiciens israéliens.En pratique, les communautés
hassidim (un des deux courants principaux du judaïsme haredi) ont un référent suprême,
leur Admor, ou Rebbe héréditaire, descendant de dynasties remontant au XVIIIe ou au XIXe
siècle.
Comme le grand rabbinat israélien na aucune véritable influence sur « les sages » ,il n'y a pas d'autorités d'arbitrage suprème et donc les différents peuvent persister ,ce qui conduit parfois à des affrontements parfois virulents, voire même physiquement violents, entre partisans , chacun étant persuadé de la supériorité absolue du point de vue de son « sage ".
Lidéal des haredim est une vie à
lécart des « tentations » .
En conséquence :
Cest donc une vie « fort à part »,mais nous ne sommes pas en présence dune attitude de rejet de la modernité aussi radicale que celle des Amish : lélectricité, la voiture, lordinateur, lavion, sont acceptés.
Les populations haredim sont beaucoup plus concentrées que la population juive en
générale, conséquence de la volonté de vivre séparément des sociétés modernes.
Les haredim sont aujourdhui surtout nombreux en Israël et aux États-Unis. On en trouve aussi des communautés relativement importantes en Grande-Bretagne et en Belgique principalement à Anvers, à Londres, mais aussi à Paris ou Zurich. En France les communauté haredi se regroupent autour de yeshivot ; elles sont présentes essentiellement à Paris Strasbourg, Marseille et Aix-les-Bains.
En Israël, les principales communautés sont par ordre dimportance décroissante :
Aux États-Unis, cest surtout dans lagglomération New Yorkaise (en
particulier à Brooklyn) que se concentrent les haredim.
Aujourdhui, en Israël et en
diaspora, les haredim sont en croissance démographique assez rapide.;
il y avait chez les Juifs israéliens:
Ils représentent :
Le maire de Jérusalem, le rabbin Uri Lupolianski, a été élu maire de Jérusalem en 2003 .
L'explosion du nombre d'ultraorthodoxes en Israël est multicausale :
Cette croissance explosive entraîne des tensions avec les
voisins.
En effet, lobjectif des haredim est davoir des quartiers homogènes et
relativement clos, et quand les haredim simplantent en nombre dans un nouveau
quartier, ils tendent à y imposer leurs règles.
Ainsi, à Jérusalem, en 2007,snt nées des « patrouilles de la pudeur » qui s'en
prennent aux femmes vêtues selon eux de façon « provocante », qui circulent dans les
quartiers ultraorthodoxes du nord de Jérusalem.
Pour éviter de trop nombreux conflits,
les autorités israéliennes ont essayé de créer de nouveaux quartiers ou de nouvelles
villes pour les haredim, évitant ainsi une trop forte pression sur les quartiers «
laïcs ».
A Jérusalem, de nombreux quartiers de colonisation de Jérusalem Est ont été créés à
leurs bénéfices.
Il a en été de même pour Bné Brak, seconde ville haredi dIsraël, dans la
banlieue de Tel-Aviv, ou pour limportante colonie israélienne de Modiin Illit.
Cette croissance démographique et
géographique rapide est parfois perçue (surtout à Jérusalem, où les haredim
représentent presque le tiers de la population juive comme une invasion par le voisinage.
Régulièrement, le spectre dune Jérusalem non sioniste (dominée par les Arabes et
les haredim) ressurgit.
Les haredim rejettent assez largement le
sionisme, encore que ce rejet soit variable de groupe a groupe et ait subit des
modifications dans le temps .
Selon une thèse dominante (mais pas exclusive) chez les religieux, Dieu a détruit le
royaume dIsraël pour punir les Juifs, et seul son messie peut le recréer. La vie
en terre sainte est possible, mais toute tentative autonome de créer un État est une
révolte contre Dieu.
Le Talmud de Babylone , dans son commentaire du Cantique des cantiques déclare :
Cette vision, connue sous le nom des «
trois serments, a joué un rôle considérable dans la pensée religieuse antisioniste, et
est encore évoquée aujourd'hui par les Netourei Karta et les hassidim de Satmar ».
La Shoah a donc été interprétée par certains haredim comme la conséquence inévitable
de la violation par les sionistes des deux premières promesses.
Avec le temps, les haredim ont fini
(majoritairement du moins) par accepter lÉtat dIsraël.
Les partis qui représentent les ultraorthodoxes ont même des ministres.
Mais le « culte » de lÉtat propre aux sionistes leur semble être une idolâtrie
condamnée par la Bible,doù une attitude actuelle très ambiguë, faite
dacceptation et de réticence.
Ainsi lors du retrait des colonies israéliennes de la bande de Gaza, en 2005, certains
haredim sont restés neutres, certains ont approuvés, dautres se sont opposés.
Lattitude majoritaire fut cependant très réservée.
Certains groupes, comme les Neturei Karta,
La science na aucune valeur particulière. A la vérité scientifique, ils opposent la « vérité absolue » à laquelle seule létude des textes sacrés permet d'accéder. On note une certaine hostilité, ou au moins un certain mépris, à légard de la science. Mais les productions de la science, comme les machines ou les traitements médicaux, ne sont pas forcément rejetées.
Les inventions ou les concepts qui sont
susceptibles de violer la loi religieuse juive sont par contre refusés : Internet ou
télévision (à cause de leurs images « indécentes »), théorie de l'évolution (qui
s'oppose au créationnisme religieux).
Les milieux haredim sont relativement perméables aux craintes de malédictions. Ainsi «
des rabbins ont organisé une prière collective dans les locaux de la Sécurité sociale
israélienne à Tel-Aviv pour conjurer une malédiction prétendument jetée sur ses
employés par des personnes privées dallocations...
Létude des textes religieux dans
une yeshiva est lobjectif premier de tout homme haredi.
On voit même des cursus détudes religieuses pour femmes se développer.
Là où cela est possible, lhomme haredi va donc essayer de consacrer tout son temps
à létude, en évitant la perte de temps (Bitoul Torah]) d'un travail laïque.
Là où cela ne lest pas, il essaiera de cumuler les deux activités.
Les études « concrètes »par contre, sont assez
dévalorisées. Elles sont considérées une perte de temps, puisquelles gênent
létude religieuse.
Il en résulte que bien peu dorthodoxe aient la moindre qualification
professionnelle .
La croissance démographique rapide des
haredim rend de plus en plus difficile le fait de ne compter que sur des fonds
dÉtat qui ne sont pas extensibles à linfini,et on note donc une proportion
croissante de haredim israéliens qui travaillent .
Ce sont surtout les femmes qui travaillent ; les hommes eux se consacrent à leurs
études religieuses .
Le travail des femmes est limité par plusieurs facteurs :
Pour les hommes, un secteur économique connu pour sa forte présence haredi est celui de la taille des diamants.
En Israël, les haredim ont obtenu des financements
dÉtat considérables pour leurs activités, ce qui permet à une forte proportion
dhommes adultes de consacrer tout leur temps à létude. En pratique, en
particulier du fait d'une tendance à la diminution des aides étatiques, les statistiques
montrent que la situation socio-économique contraint quand même bon nombre de haredim à
travailler dans le secteur marchand. Néanmoins, « plus de 70% des ultra-orthodoxes
hommes et environ 50% des femmes ne sont pas employés.
21,3% des haredim vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Les communautés israéliennes ultra
orthodoxes sont donc assez dépendantes de lEtat pour un nombre important de
questions ,ce qui de fil en aiguille amène les ultra orthodoxes à jouer dans la
politique, que ce soit directement par leurs propres représentants ou indirectement en
faisant pression sur les partis principaux .
Le maire de Jérusalem,un ultraorthodoxe,a
tenté d'interdire la Gay Pride de Jérusalem,mais sans y parvenir .
Néanmoins la Gay Pride reste un sujet "explosif" à Jérusalem ...
« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux », Lévitique 20, verset 13.
L'opposition à l'homosexualité génère
en Israël des violences croissantes, liées à la visibilité montante de la communauté
homosexuelle. Ainsi, « les haredim sattaquent à la Gay Pride....
En guise de protestation à la programmation de la parade le 10 août 2006 à Jérusalem,
des centaines de lettres prônant "la mort des Sodomites" ont été distribuées
dans des boîtes aux lettres de la ville mardi matin. Ces tracts promettent 20 000 Shekels
"à quiconque cause la mort dune personne de Sodome et Gomorrhe".
La vision extérieure des « hommes en noir » est souvent celle dun groupe homogène et compact,alors quil nen est rien ; les haredim nont pas de direction commune, et sont traversés par de nombreux clivages.
Divisions entre mitnagddim et hassidim
Dès lorigine, nombre de rabbins se sont fortement opposés au hassidisme, doù leur nom de mitnagddim, les « opposants ». On parle aussi de « Lithuaniens ».
| Hassidim | Mitnagddim |
| Les hassidim sont portés vers la mystique et lexaltation joyeuse des émotions religieuses, | les mitnagddim pratiquent un judaïsme austère |
| Les Hassidim ont un très fort culte de la personalité envers leurs rabbins | Les Mitnagddim rejettent tout à fait le culte de la personalité des rabbins . |
Cette hostilité sest estompée dans la seconde moitié du XIXe siècle face à la montée des grandes questions qui se posaient aux juifs alors :
Divisions politiques :
Les relations cordiales entre communautés hassidiques sont cependant très dominantes.
Divisions sur la question du sionisme
On peut aujourdhui compter quatre attitudes face au sionisme :
Divisions sur la « modernité »
Si la méfiance à légard de la « modernité » fait consensus, le degré de cette méfiance est assez variable.
Les haredim vivant dans les pays hors
Israël ont normalement un travail (salarié ou profession libérale),
et sont donc contraints par les réalités économiques daccepter un certain degré
douverture au monde.
Les sociologues ont noté que ceux qui émigraient en Israël (on en compte plusieurs dizaines de milliers sur les 30 dernières années) avaient parfois des tensions sur ce point avec les haredim israéliens.
Mais même des Hassidim "100 % israéliens" comme les hassidim de Loubavitch, montrent eux aussi une certaine ouverture, et ne craignent pas dapparaître à la télévision, tout comme les haredim séfarades du Shass.
Par contre, beaucoup de courants haredim
israéliens (surtout ashkénazes) sont plus réservés.
La modernité technique est acceptée. Mais la télévision, et la mixité restent objets
de méfiance ou de refus.
Par contre ,il a quand même été noté que léducation des jeunes filles
sétait beaucoup développée dans ces groupes par rapport à la situation du début
du XXe siècle.
Au final, la méfiance du groupe
"ultraorthodoxe" face à la modernité (surtout sociale et politique) conduit à
des prises de position allant d'un extrème à l'autre en suivant les sous groupes ultra
orthodoxes considérés ..
Divisions entre orientaux et occidentaux
Historiquement, lultra orthodoxie
est ashkénaze.
À compter des années 1950 on a vu apparaître des haredim séfarades.
Les deux groupes ne sont pas en entente cordiale qu'ils soient d'ailleurs ultra orthodoxes
ou non ...
Violence "intra communautaire" des ultra orthodoxes .
La multiplicité des communautés hassidim
implique un monde haredi très divisé.
Les affrontements, assez rares, mais souvent forts brutaux.
La violence peut enfin cibler des kiosques à journaux qui vendent les journaux dune
autre tendance haredi, les biens dune autre communauté, voire des individus
considérés comme ayant une pratique religieuse trop laxiste.
Les religieux non haredim peuvent aussi être visés du fait de leurs pratiques trop « laxistes ». Ainsi, en janvier 2008, « une famille d'un des quartiers orthodoxe moderne a reçu des avertissements et des menaces en raison du téléviseur de leur salon, visible d'une artère principale qui bordait un projet de logements ultra-orthodoxes .
Violence "extra communautaire" des ultra orthodoxes .
Les violences contre les Juifs non haredim ne sont pas rares en Israël :
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Le grand tour : Colons et Colonies.![]()
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