< Jérusalem : Les juifs ultraorthodoxes

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Colonies - Jérusalem .
Les Juifs Ultraorhodoxes..

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Table des matières (Le sujet étant extrèmement vaste) ...

Les ultraorthodoxes "en bref".
(largement suffisant pour se faire une très bonne idée de la question ).
Classification des juifs en fonction de leurs appartenances religieuses .

Origine de la distinctions entre juifs orthodoxes et juifs ultraorthodoxes .

La tendance au séparatisme des juifs ultraorthodoxes .

La répartition géographique des juifs ultrorthodoxes dans le monde et en Israël.

L'explosion démographique du monde ultra orthodoxe .

L'explosion démographique des ultra orthodoxes n'est pas du goût de tout le monde ,

Les ultraorthodoxes et   le repli communautaire .
Les ultraorthodoxes et la pyramide rabinique.
Les ultraorthodoxes et :
Les ultraorthodoxes et ....
Les ultraorthodoxes et ...
Les ultraorthodoxes vus par eux même .

Les ultraorthodoxes vus par les autres juifs .

Les divisions du monde ultraorthodoxe

Violences des ultra orthodoxes .

 

 


 




Les "ultraorthodoxes" en bref :

Les haredim ou « Craignant-Dieu », souvent appelés « ultra-orthodoxes » sont des juifs ayant une pratique religieuse particulièrement forte.
Ils représentent une fraction relativement importante des colons ,que ce soit à Jérusalem ou en Cisjordanie .
Leurs nombre, particularités et divisions font qu'il est impératif de les étudier si l'on veut comprendre ce qui se passe actuellement dans le "noyau dur" de la colonisation; ils représentent en effet près de 25 % des colons ....

Depuis la fin du XIXe siècle, ils rejettent partiellement la « modernité » occidentale, et pour ce faire, vivent généralement en marge des sociétés laïques environnantes, même juives, dans leurs quartiers et sous la direction de leurs rabbins, seule source de pouvoir pleinement légitime à leurs yeux.

Il s'agit d'une population à la fois "ultracultivée" point de vue connaissances religieuses,et pratiquement "aculturée point de vue connaissances pratiques .
Leur niveau de vie est assez faible,et ils dépendent beaucoup des aides de l'Etat pour vivre .
Les raisons de leur faible niveua de vie sont multiples :

  • Peu de formations
  • Grand nombre d'enfants
  • Exigences particulières pour les transports et les conditions de travail  .
  • Peu de temps à consacrer au travail .
  • Toujours pour des raisons religieuses, les « Ultra Orthodoxes sont « en général » le plus important groupe juif actuel affichant ses réticences face au sionisme, et même parfois son hostilité.

Ils sont aujourd’hui fortement implantés en Israël  , où ils ont leurs quartiers (et même leurs villes), leurs partis politiques, leurs magasins et leurs écoles.
Ils représentent un tiers de la population juive de Jérusalem et un quart des colons .
Ils sont également présents dans beaucoup de communautés juives de la diaspora, en particulier en Amérique du Nord et en Europe occidentale.

Leurs modes de vie est sensiblement différent en Israël (où ils sont tolérés et subventionnés) et dans la Diaspora (où ils doivent se débrouiller sans aide financière de l’Etat ).

Ils donnent "de l'extérieur" une image de groupe extrèmement unis,or il n'en est rien ;ils ont autant de clivages que la société juive en général :

  • sionistes - neutres - antisionistes
  • ashkénazes - sépharades
  • "moderniste" ou non .
  • plus les diverses tendances religieuses interne au groupe .

Les juifs ultraorthodoxes ont une influence politique assez grande allant bien au delà de leur nombre ,car politiquement parlant ils sont assez intéressants :

  • la communauté est soudée autour de quelques chefs religieux .
  • ce sont ces chefs qui disent ce qu'il faut faire lors des élections .
  • leur nombre est important et va croissant.
  • leur discipline de vote est quasi totale.
  • ils sont "bienvus" par les autres juifs en tous les cas concernant leurs choix intellectuels (indépendament qu'ils "dérangent" quand ils se mettent à regencer la vie de tous les jours dans le quartier  )...

Classification des juifs en fonction de la pratique religieuse :              (retour table des matières).

Les sociologues israéliens font souvent une distinction entre :

  • les « laïcs » (peu intéressés par la religion, mais pas forcément anti-religieux)
  • les « traditionalistes » (pratique religieuse partielle
  • les « orthodoxes » (pratique religieuse stricte, mais immersion dans le monde moderne)
  • les « ultra-orthodoxes », ou haredim (pratique religieuse stricte, refus de certaines formes de la « modernité », volonté de séparatisme social fort : vêtements spécifiques, quartiers spécifiques, institutions religieuses spécifiques).


Origine de la divergence entre orthodoxes et ultra-orthodoxes              (retour table des matières).

Pendant des siècles, la notion de Juifs orthodoxes n’existait pas, puisqu’ils étaient « tous » orthodoxes … .
Au XIXe siècle, la modernité occidentale a entraîné des évolutions fortes dans le judaïsme, d’abord en Allemagne, puis dans toute l’Europe. On a vu en particulier apparaître dans la première moitié du XIXe siècle en Allemagne un «judaïsme réformé».
Le « judaïsme orthodoxe » c’est donc défini comme le « gardien de la tradition religieuse ».

Mais la question de la « modernisation » de la religion juive n’a pas été la seule,il y a eu aussi la question de la place des juifs dans la société et la diaspora .
La grosse question étant : « assimilation » ou « pas » .

Les orthodoxes sont d’avis que :

  • il faut rejeter le sionisme car la reconstruction d’Israël va à l’encontre des lois bibliques .
  • la place des juifs est « à part » au sein de la société .
  • la place des juifs orthodoxes est à part dans la société juive . .
  • il faut qu’ils restent « ensemble »en tant que religion et en tant que communauté .
  • ils doivent refuser les aspects du monde moderne contraires aux 613 mitzvot (commandements) recensées par la tradition.
  • Ils rejettent la science car spéculative ,mais acceptent ses retombées bénéfiques ;
  • Ils rejettent tout ce qui est susceptible de détourner du droit chemin : la radio,la tv,internet,etc … mais pas le téléphone qui est un moyen de communication f


Les ultra orthodoxes vus par eux même :        
(retour table des matières).

Les haredim ne se définissent pas eux-mêmes comme des ultra-orthodoxes, mais comme des juifs orthodoxes "tout simple" : les  haredims (« les trembleurs », au sens de « ceux qui tremblent devant Dieu »).
Le haredi est celui qui est « terrifié » à l’idée de violer une des 613 mitzvot .

Les orthodoxes « modernes » et les haredim ne diffèrent pas d’un point de vue théologique, mais dans leur mode de vie et leurs orientations politiques.

 

Les ultra orthodoxes vus par les autres juifs :              (retour table des matières).

Il y a un certain rejet indéniable des juifs orthodoxes par les juifs israéliens,et ce pour plusieurs raisons :

  • Ils véhiculent l’image du juif de l’ancienne europe ,celle qui a conduit à la Shoah .
  • Ils ne font pas leur service militaire (ce qui augmente d'autant la fréquence des rappels des autres ...) .
  • Ils ne travaillent pas et sont à charge des pouvoirs publics .
  • Ils commencent à se mêler de ce qui ne les regarde pas, à savoir le comportement des autres juifs …
  • leur croisance démographique explosive allant de pair avec une croissance de leur influence politique fait peur à beaucoup de laïcs .

Par ailleurs il y a "à côté" de ce rejet,une tendance à l'attrait ;ils repésentent en quelque sorte l'image angélique du "retour à la terre" façon bobo post soixantehuitard ,ce qui leurs vaut quelques entrées en provenance du monde "extérieur" ...


 
Les ultra orthodoxes et le principe même du pouvoir politique :            
(retour table des matières).

Deux principes fondamentaux sont appliqués dans le monde haredi :

  • Daat Torah : « ce que dit la Torah »,
  • Emounat Hakhamim : « la foi dans les sages ».


Pour les Haredi, toute pensée, toute action est gouvernée par les textes sacrés.
La Loi religieuse n’est pas censée régir un domaine spécifique de la vie, mais la vie dans son intégralité ».

Ces principes absolus ont plusieurs conséquences :

  • La Torah doit être la source de toute législation, et le refus de l’État juif d’accepter ce principe lui retire sa légitimité.
  • Il ne doit pas y avoir de constitution en Israël.
  • La démocratie est un principe de fonctionnement qui met l’avis de la majorité au-dessus de Dieu,et donc la démocratie est « opposée à Dieu. ( La démocratie en tant que telle ne gêne pas les haredim "chez les non Juifs" (qui sont libres de faire comme bon leur semble),par contre la démocratie les gêne "chez les juifs" car contraire aux enseignements bibliques .

Les ultra orthodoxes et la politique .              (retour table des matières).

La politique ce n'est pas le fort des "vrais ultraorthodoxes",mais il fau bien manger ...
Et comme ils sont très nombreux et très soudés ,ils savent décider des résultats d'une élection .
Bref,ils font contre mauvaise fortune,bon coeur,et ils vont voter ...
En retour les avantages pleuvent :

  • allocation familiales pour les familles nombreuses,
  • primes au logement pour les familles nombreuses,
  • subsides pour les études et étudiants en études rabbiniques,etc ...

En règle générale :

  • les hassidim ashkénazes votent Agoudat Israël,
  • les mitnagddim ashkénazes votent Degel HaTorah
  • les orientaux votent Shass.

Agoudat et Degel qui représentent chacun une partie des ashkénazes sont en général regroupés au sein d’un cartel électoral très souple le « Judaïsme unifié de la Torah ».

Aux élections parlementaires israéliennes de  2006,sur 120 sièges à la Knesset ,les ultraorthodoxes ont rafflé 18 sièges !!! 

  • Shass  (séfarades seul)   a obtenu 12 sièges sur 120),
  • « Judaïsme unifié de la Torah » (askénazes en coalition) a obtenu 6 sièges.

Les ultra orthodoxes et la pyramide rabbinique :              (retour table des matières).

Chaque Juif pieux doit se donner un rabbin, qui guidera sa vie, dans les moindres détails.
Tout rabbin réfère lui-même à son propre rabbin.
Tout en haut de la pyramide, on trouve les sommités, communément dénommées les « sages », ou « grands de la Torah .
Ils se distinguent par leur extrême érudition, ou bien par leur extrême piété, leur valant le titre de Tsadik
Ils sont souvent l’objet de ce qui ressemble à un culte de la personnalité .

Les « sages » ne sortent quasiment jamais de chez eux, et encore moins des quartiers réservés où ils vivent.
Leurs informations sur le monde extérieur passent souvent à travers le filtre d’un entourage réduit, qui acquiert ainsi pouvoir et influence.

Comme ils ne sortent pour ainsi dire pas de chez eux,les affiches murales sont une voie traditionnelle de communication des positions de Rabbins dans les quartiers ultra-orthodoxes.

Les plus grands « sages » vivent en Israël et aux États-Unis.
Compte tenu de leur influence sur les partis religieux israéliens (bon nombre de haredim israéliens dépendent d’un « sage » américain, ou l’inverse), ils sont évidemment courtisés par les politiciens israéliens.En pratique, les communautés hassidim (un des deux courants principaux du judaïsme haredi) ont un référent suprême, leur Admor, ou Rebbe héréditaire, descendant de dynasties remontant au XVIIIe ou au XIXe siècle.

Comme le grand rabbinat israélien n’a aucune véritable influence sur « les sages » ,il n'y a pas d'autorités d'arbitrage suprème et donc les différents peuvent persister ,ce qui conduit parfois à des affrontements parfois virulents, voire même physiquement violents, entre partisans , chacun étant persuadé de la supériorité absolue du point de vue de son « sage ".

 Les Ultra Orthodoxes et le repli communautaire :               (retour table des matières).

L’idéal des haredim est une vie à l’écart des « tentations » .
En conséquence :

  • Des quartiers pour juifs orthodoxes exclusivement .
  • une vie strictement intracommunautaire regroupée autour des rabbins,
  • refus de beaucoup d’aspects du monde moderne (la télévision,le cinéma,etc  sont particulièrement rejetés).
  • des vêtements « sérieux » ; classiquement ils portent des vêtements noirs (les « hommes en noir » selon l’expression israélienne)
  • Par contre, à la différence de bien des sectes, les valeurs d’indépendance de l’individu, de relativisme idéologique, d’égalité des sexes ou des religions y sont régulièrement affirmées.
  • La sexualité est particulièrement centrale dans le rejet par les haredim du monde moderne,car la crainte de la tentation sexuelle est permanente. Non seulement la femme haredi doit avoir une tenue « pudique » (qui implique par exemple de cacher ses cheveux), mais toutes les femmes qui rentrent dans les quartiers haredi doivent en faire de même.

C’est donc une vie « fort à part »,mais nous ne sommes pas en présence d’une attitude de rejet de la modernité aussi radicale que celle des Amish : l’électricité, la voiture, l’ordinateur, l’avion, sont acceptés.

 

 La répartition des juifs orthodoxes dans le monde et en Israël .             (retour table des matières).


Les populations haredim sont beaucoup plus concentrées que la population juive en générale, conséquence de la volonté de vivre séparément des sociétés modernes.

Les haredim sont aujourd’hui surtout nombreux en Israël et aux États-Unis. On en trouve aussi des communautés relativement importantes en Grande-Bretagne et en Belgique principalement à Anvers, à Londres, mais aussi à Paris ou Zurich. En France les communauté haredi se regroupent autour de yeshivot ; elles sont présentes essentiellement à Paris Strasbourg, Marseille et Aix-les-Bains.

En Israël, les principales communautés sont par ordre d’importance décroissante :

  • l’Agglomération de Jérusalem, où ils sont environ 150 000,
  • Bné Brak, une ville presque totalement ultra-orthodoxe de 150 000 habitants dans la banlieue de Tel-Aviv,
  • Ashdod, où plus de 50 000 haredim vivent au sud de Tel-Aviv,
  • Betar Illit et Modiin Illit des colonies israéliennes de Cisjordanie (Judée-Samarie), créées au milieu des années 1990 et situées à proximité de l’ancienne « ligne verte ». Elles comptent chacune près de 30 000 habitants.


Aux États-Unis, c’est surtout dans l’agglomération New Yorkaise (en particulier à Brooklyn) que se concentrent les haredim.

 La croissance démographique du monde haredi.             (retour table des matières).

Aujourd’hui, en Israël et en diaspora, les haredim sont en croissance démographique assez rapide.;
il y avait chez les Juifs israéliens:

  • 3% de haredim déclarés en 1990,
  • 5% en 1999
  • 6% en 2002
  • 8% en 2004

Ils représentent :

  • 25% des enfants juifs d'Israël
  • 1/3 de la population juive de Jérusalem .
  • 25 % des colons .

Le maire de Jérusalem, le rabbin Uri Lupolianski, a été élu maire de Jérusalem en 2003 .



L'explosion du nombre d'ultraorthodoxes en Israël est multicausale  :

  • Forte natalité
  • Forte Immigration
  • Transfert d'orthodoxes vers les ultraorthodoxes .
  • Transfert de laïques vers les ultraorthodoxes .


L'explosion démographique ultraorthodoxe n'est pas du goût de tout le monde ...
(retour table des matières).

Cette croissance explosive entraîne des tensions avec les voisins.
En effet, l’objectif des haredim est d’avoir des quartiers homogènes et relativement clos, et quand les haredim s’implantent en nombre dans un nouveau quartier, ils tendent à y imposer leurs règles.

Ainsi, à Jérusalem, en 2007,snt nées des « patrouilles de la pudeur » qui  s'en prennent aux femmes vêtues selon eux de façon « provocante », qui circulent dans les quartiers ultraorthodoxes du nord de Jérusalem.
 

Pour éviter de trop nombreux conflits, les autorités israéliennes ont essayé de créer de nouveaux quartiers ou de nouvelles villes pour les haredim, évitant ainsi une trop forte pression sur les quartiers « laïcs ».

A Jérusalem, de nombreux quartiers de colonisation de Jérusalem Est ont été créés à leurs bénéfices.
Il a en été de même pour Bné Brak, seconde ville haredi d’Israël, dans la banlieue de Tel-Aviv, ou pour l’importante colonie israélienne de Modiin Illit.

Cette croissance démographique et géographique rapide est parfois perçue (surtout à Jérusalem, où les haredim représentent presque le tiers de la population juive comme une invasion par le voisinage. Régulièrement, le spectre d’une Jérusalem non sioniste (dominée par les Arabes et les haredim) ressurgit.

 Les Ultraorthodoxes et le sionisme              (retour table des matières).

Les haredim rejettent assez largement le sionisme, encore que ce rejet soit variable de groupe a groupe et ait subit des modifications dans le temps .
Selon une thèse dominante (mais pas exclusive) chez les religieux, Dieu a détruit le royaume d’Israël pour punir les Juifs, et seul son messie peut le recréer. La vie en terre sainte est possible, mais toute tentative autonome de créer un État est une révolte contre Dieu.
Le Talmud de Babylone , dans son commentaire du Cantique des cantiques déclare :

  • Qu’'Israël ne « forcerait pas la muraille » (c'est à dire que le peuple d'Israël s'engage à ne pas conquérir Eretz Israel par la force).
  • Que Dieu a  fait jurer à Israël qu'il ne se rebellerait pas contre les nations (c'est à dire que le peuple d'Israël s'engage à obéir aux gouvernements pendant son exil).
  • Qu'en échange, Dieu a  fait jurer aux nations de ne « pas trop » opprimer Israël.

Cette vision, connue sous le nom des « trois serments, a joué un rôle considérable dans la pensée religieuse antisioniste, et est encore évoquée aujourd'hui par les Netourei Karta et les hassidim de Satmar ».

La Shoah a donc été interprétée par certains haredim comme la conséquence inévitable de la violation par les sionistes des deux premières promesses.

Avec le temps, les haredim ont fini (majoritairement du moins) par accepter l’État d’Israël.
Les partis qui représentent les ultraorthodoxes ont même des ministres.
Mais le « culte » de l’État propre aux sionistes leur semble être une idolâtrie condamnée par la Bible,d’où une attitude actuelle très ambiguë, faite d’acceptation et de réticence.
Ainsi lors du retrait des colonies israéliennes de la bande de Gaza, en 2005, certains haredim sont restés neutres, certains ont approuvés, d’autres se sont opposés. L’attitude majoritaire fut cependant très réservée.

Certains groupes, comme les Neturei Karta, la Edah Haredit ou les hassidim de Satmar sont toujours très fortement antisionistes. ,et de plus n’admette pas le sort réservé aux palestiniens. ».

 

 Les ultraorthodoxes et la science             (retour table des matières).

La science n’a aucune valeur particulière. A la vérité scientifique, ils opposent la « vérité absolue » à laquelle seule l’étude des textes sacrés permet d'accéder. On note une certaine hostilité, ou au moins un certain mépris, à l’égard de la science. Mais les productions de la science, comme les machines ou les traitements médicaux, ne sont pas forcément rejetées.

Les inventions ou les concepts qui sont susceptibles de violer la loi religieuse juive sont par contre refusés : Internet ou télévision (à cause de leurs images « indécentes »), théorie de l'évolution (qui s'oppose au créationnisme religieux).

Les milieux haredim sont relativement perméables aux craintes de malédictions. Ainsi « des rabbins ont organisé une prière collective dans les locaux de la Sécurité sociale israélienne à Tel-Aviv pour conjurer une malédiction prétendument jetée sur ses employés par des personnes privées d’allocations...

 Les ultra orthodoxes et les études religieuses              (retour table des matières).

L’étude des textes religieux dans une yeshiva est l’objectif premier de tout homme haredi.
On voit même des cursus d’études religieuses pour femmes se développer.
Là où cela est possible, l’homme haredi va donc essayer de consacrer tout son temps à l’étude, en évitant la perte de temps (Bitoul Torah]) d'un travail laïque.
Là où cela ne l’est pas, il essaiera de cumuler les deux activités.

Les ultra orthodoxes et les  études « professionnelles » :              (retour table des matières).

Les études « concrètes »par contre, sont assez dévalorisées. Elles sont considérées une perte de temps, puisqu’elles gênent l’étude religieuse.
Il en résulte que bien peu d’orthodoxe aient la moindre qualification professionnelle .

Les ultra orthodoxes et la notion de "travail" :              (retour table des matières).

La croissance démographique rapide des haredim rend de plus en plus difficile le fait de ne compter que sur des fonds d’État qui ne sont pas extensibles à l’infini,et on note donc une proportion croissante de haredim israéliens qui travaillent .

Ce sont surtout les femmes qui travaillent ; les hommes eux se consacrent à leurs études religieuses .

Le travail des femmes est limité par plusieurs facteurs :

  • il n’est pas question d’accepter que la femme haredi fasse un travail dans un milieu mixte homme – femmes,
    ce qui réduit fortement le nombre de postes accessibles .
  • les grossesses fréquentes rebutent beaucoup d’employeurs.

Pour les hommes, un secteur économique connu pour sa forte présence haredi est celui de la taille des diamants.

Les ultra orthodoxes et les revenus familiaux .              (retour table des matières).

En Israël, les haredim ont obtenu des financements d’État considérables pour leurs activités, ce qui permet à une forte proportion d’hommes adultes de consacrer tout leur temps à l’étude. En pratique, en particulier du fait d'une tendance à la diminution des aides étatiques, les statistiques montrent que la situation socio-économique contraint quand même bon nombre de haredim à travailler dans le secteur marchand. Néanmoins, « plus de 70% des ultra-orthodoxes hommes et environ 50% des femmes ne sont pas employés.

21,3% des haredim vivent en dessous du seuil de pauvreté.
 Les communautés israéliennes ultra orthodoxes sont donc assez dépendantes de l’Etat pour un nombre important de questions ,ce qui de fil en aiguille amène les ultra orthodoxes à jouer dans la politique, que ce soit directement par leurs propres représentants ou indirectement en faisant pression sur les partis principaux .

Les ultra orthodoxes et la vie de famille :              (retour table des matières).

  • Les mariages se font jeunes, en général par l'entremise d'un marieur (Shadkhan), chargé de trouver et de proposer le meilleur parti.
  • Avoir un maximum d’enfants est pour les haredim d’un commandement religieux important,et les familles Haredim ont en moyenne 7 enfants .
  • La femme est sous l'autorité de son père jusqu’au mariage, puis de son mari.
  • La femme doit non seulement cacher ses cheveux, ses bras et jusqu’à ses chevilles, mais le moindre contact physique avec un homme qui n’est pas son mari lui est interdit.
  • La femme haredim ne doit  jamais se retrouver seule avec un homme autre que son mari (ou un proche parent).
  • L’homosexualité ou le concubinage, péchés bibliques, sont totalement rejetés.

 

Les ultraorthodoxes et l'homosexualité :              (retour table des matières).

Le maire de Jérusalem,un ultraorthodoxe,a tenté d'interdire la Gay Pride de Jérusalem,mais sans y parvenir .
Néanmoins la Gay Pride reste un sujet "explosif" à Jérusalem ...

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux », Lévitique 20, verset 13.

L'opposition à l'homosexualité génère en Israël des violences croissantes, liées à la visibilité montante de la communauté homosexuelle. Ainsi, « les haredim s’attaquent à la Gay Pride....
En guise de protestation à la programmation de la parade le 10 août 2006 à Jérusalem, des centaines de lettres prônant "la mort des Sodomites" ont été distribuées dans des boîtes aux lettres de la ville mardi matin. Ces tracts promettent 20 000 Shekels "à quiconque cause la mort d’une personne de Sodome et Gomorrhe".

Les ultra orthodoxes et  l’aménagement urbain .              (retour table des matières).

  • Dans les années 1980, des passages piétons séparés pour les hommes et les femmes ont  été créés dans certaines zones haredim, afin d’éviter les frôlements involontaires entre hommes et femmes sur les passages les plus fréquentés.
  • Fin 2007, à Jérusalem, ville avec une forte proportion de haredim, une trentaine de bus sont organisés autour d'une séparation des sexes, les hommes ayant des places réservées à l'avant, et les femmes à l'arrière, tout mélange étant prohibé.
  • Courant 2009 des émeutes ont éclatés à Jérusalem parce que la municipalité tolérait qu’un parking reste ouvert le jour du shabbat .

Les ultra orthodoxes et leurs enfants .              (retour table des matières).

  • La fécondité des ultra orthodoxes est énorme : en moyenne 7 enfants .
  • Les enfants doivent être élevés si possible dans des écoles religieuses spécifiques : c’est assez simple en Israël, parfois plus difficile en diaspora, c’est une autre raison qui contraint les ultra orthodoxes à vivre en  communautés compactes, pour parvenir à obtenir une école « à eux » .


 
Divisions du monde orthodoxe .            
(retour table des matières).

La vision extérieure des « hommes en noir » est souvent celle d’un groupe homogène et compact,alors qu’il n’en est rien ; les haredim n’ont pas de direction commune, et sont traversés par de nombreux clivages.

 

 Divisions entre mitnagddim et hassidim

Dès l’origine, nombre de rabbins se sont fortement opposés au hassidisme, d’où leur nom de mitnagddim, les « opposants ». On parle aussi de « Lithuaniens ».

Hassidim Mitnagddim
Les hassidim sont portés vers la mystique et   l’exaltation joyeuse des émotions religieuses, les mitnagddim pratiquent un judaïsme austère
Les Hassidim ont un très fort culte de la personalité envers leurs rabbins Les Mitnagddim rejettent tout à fait le culte de la personalité des rabbins .

 Cette hostilité s’est estompée dans la seconde moitié du XIXe siècle face à la montée des grandes questions qui se posaient aux juifs alors :

  • sionisme,
  • assimilation
  • socialisme.


Divisions politiques :

  • les hassidim votent Agoudat Israël,
  • les mitnagddim ashkénazes votent Degel HaTorah
  • les orientaux votent Shass.

 

Les relations cordiales entre communautés hassidiques sont cependant très dominantes.

 

 Divisions sur la question du sionisme

On peut aujourd’hui compter quatre attitudes face au sionisme :

  • Les hassidim de Satmar et les Neturei Karta, sont violemment antisioniste
  • À l’extrême inverse, une petite minorité Haredi Tzioni  sont violement sionistes .
  • Le courant dominant est toutes fois fait d’une réserve importante face au sionisme, car c’est une idéologie qui, implique de placer son espérance dans l’État et pas seulement en Dieu. Ce qui est une forme d’idolâtrie.
  • Enfin pour être complet,une minorité assez importante de haredim , les hassidim de Loubavitch, sans être « sionistes »
    sont néanmoins très nationalistes,et en particulier,ils font leur service militaire .

 Divisions sur la « modernité »

Si la méfiance à l’égard de la « modernité » fait consensus, le degré de cette méfiance est assez variable.

  • Les haredim vivant dans les pays hors Israël ont normalement un travail (salarié ou profession libérale),
    et sont donc contraints par les réalités économiques d’accepter un certain degré d’ouverture au monde.

  • Les sociologues ont noté que ceux qui émigraient en Israël (on en compte plusieurs dizaines de milliers sur les 30 dernières années) avaient parfois des tensions sur ce point avec les haredim israéliens.

  • Mais même des Hassidim "100 % israéliens" comme les hassidim de Loubavitch, montrent eux aussi une certaine ouverture, et ne craignent pas d’apparaître à la télévision, tout comme les haredim séfarades du Shass.

  • Par contre, beaucoup de courants haredim israéliens (surtout ashkénazes) sont plus réservés.
    La modernité technique est acceptée. Mais la télévision, et la mixité restent objets de méfiance ou de refus.
    Par contre ,il a quand même été noté que l’éducation des jeunes filles s’était beaucoup développée dans ces groupes par rapport à la situation du début du XXe siècle.

Au final, la méfiance du groupe "ultraorthodoxe" face à la modernité (surtout sociale et politique) conduit à des prises de position allant d'un extrème à l'autre en suivant les sous groupes ultra orthodoxes considérés ..

 Divisions entre orientaux et occidentaux

Historiquement, l’ultra orthodoxie est ashkénaze.
À compter des années 1950 on a vu apparaître des haredim séfarades.
Les deux groupes ne sont pas en entente cordiale qu'ils soient d'ailleurs ultra orthodoxes ou non ...

 

 Violence des ultraorthodoxes .    (retour table des matières).

Violence "intra communautaire" des ultra orthodoxes .

La multiplicité des communautés hassidim implique un monde haredi très divisé.
Les affrontements, assez rares, mais souvent forts brutaux.

La violence peut enfin cibler des kiosques à journaux qui vendent les journaux d’une autre tendance haredi, les biens d’une autre communauté, voire des individus considérés comme ayant une pratique religieuse trop laxiste.

 

Les religieux non haredim peuvent aussi être visés du fait de leurs pratiques trop « laxistes ». Ainsi, en janvier 2008, « une famille d'un des quartiers orthodoxe moderne a reçu des avertissements et des menaces en raison du téléviseur de leur salon, visible d'une artère principale qui bordait un projet de logements ultra-orthodoxes .

 Violence "extra communautaire" des ultra orthodoxes .

Les violences contre les Juifs non haredim ne sont pas rares en Israël :

  • pierres lancées contre les voitures roulant le chabbat,
  • cocktails Molotov contre des cinémas ouvrant le chabbat,
  • intimidation pour faire partir les laïcs vivant dans les quartiers à dominante haredi,
  • sabotage de fouilles archéologiques (risquant de déranger la sépulture des morts),
  • émeutes contre des autopsies (interdites par la loi juive).
  • en 1986 eut lieu la « guerre des abribus », avec la destruction systématique par les ultraorthodoxes des abribus affichant des images jugées "licensieuses" ...
  • en 2008, la police israélienne a engagé des poursuite contre la « garde de la modestie », une   bande qui s'est fait connaître pour la violence et la surveillance à l'encontre des juifs les moins religieux qu'ils jugent sacrilèges.
     Le groupe est ainsi suspecté d'avoir envoyé des « mercenaires » pénétrer dans le domicile d'une femme de Jérusalem et l'avoir battue parce qu'ils la jugeaient immodeste .

 

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